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H, ou date du décès de ce dernier. Il accomplit le pèlerinage et rencontre les savants de la Mecque et de Médine. Il y meurt à l'âge de 53 ans. Éducation[ modifier modifier le code ] Coran du XIIe siècle.

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H, ou date du décès de ce dernier. Il accomplit le pèlerinage et rencontre les savants de la Mecque et de Médine. Il y meurt à l'âge de 53 ans. Éducation[ modifier modifier le code ] Coran du XIIe siècle. Algazel Al-Ghazali est né dans la ville de Tus Khorassan ou dans un des villages voisins, au sein d'une famille perse de condition modeste, dont certains membres sont connus pour leur savoir et leur penchant pour le mysticisme soufi. Al-Ghazali est encore jeune lorsque son père meurt, après avoir chargé un de ses amis soufis de s'occuper de l'éducation de ses deux fils.

L'ami en question s'acquitte de cette mission jusqu'à épuisement des fonds légués par le père et conseille aux deux frères de s'inscrire dans une madrasa où les élèves suivent des cours et sont pris en charge matériellement. Al-Ghazali aurait commencé vers l'âge de sept ans par étudier l'arabe, le persan, le Coran et les principes de l'islam. À la madrasa, il entre dans le cycle des études secondaires et supérieures comportant le fiqh jurisprudence islamique et l'exégèse tafsir du texte coranique et des hadith propos du prophète Mahomet.

De fait, l'enseignement des mathématiques et autres sciences dans les madrasas est quasi absent dans ces écoles coraniques, selon Guy Rachet. Il revient l'année suivante à Tus, où il demeure trois années consacrées à mémoriser et mieux comprendre ce qu'il a transcrit de l'enseignement de ses maîtres. Il se rend ensuite à Naysabur Nichapur , où il séjourne de à Il y étudie le fiqh , la théologie dogmatique kalâm et la logique, ainsi que, semble-t-il, des éléments de philosophie auprès de l'imam Abou al-Ma'âlî al-Djuwaynî , le jurisconsulte de rite chaféite le plus célèbre de l'époque.

Al-Ghazali a alors 23 ans. Durant les cinq années qui suivent, il est l'élève et l'assistant de l'imam al-Djuwayni, et commence à publier quelques ouvrages et à étudier le soufisme auprès d'un autre cheikh , al-Farmadhi. Dans les allées du pouvoir[ modifier modifier le code ] La mort d'al-Djuwaynî en voit s'achever la période d'apprentissage d'al-Ghazali - qui a alors 28 ans - et débuter celle de l'immersion dans la politique et de la fréquentation des allées du pouvoir.

Durant les quatre années où il occupe ce poste, il écrit un certain nombre d'ouvrages sur le fiqh — qu'il enseigne — la logique et le Kalâm , les plus importants étant le Mustazhiri et Al-Iqtisad fil-I'tiqad Le juste milieu dans la croyance , deux ouvrages de jurisprudence à caractère politique. Durant la période où il enseigne à la Nizamiyya de Bagdad, al-Ghazali étudie la philosophie celle des Grecs, Aristote , Platon et Plotin par le biais de traductions en arabe, ainsi que les premiers écrits philosophiques islamiques, particulièrement Ibn Sina et al-Farabi , afin de mieux la réfuter.

En préparation à ses attaques contre la philosophie, al-Ghazali écrit un ouvrage, Maqâsid al-Falâsifa Les intentions des philosophes , dans lequel il expose brièvement l'essentiel de la pensée philosophique connue à son époque, suivi de son ouvrage Tahafut al-Falasifa L'incohérence des philosophes Il résume son opposition à la philosophie en vingt questions touchant l'Homme, le monde et Dieu.

Pour al-Ghazali, le monde est une création récente, les corps rejoignent les âmes dans l'au-delà et Dieu connaît les particuliers comme il connaît l'universel.

Avec l'intensification des affrontements militaire et intellectuel entre le sunnisme et le chiisme, entre le califat abbasside d'une part, et l'État fatimide et ses partisans et alliés dans le Machrek de l'autre, al-Ghazali se mobilise en publiant une série d'ouvrages de propagande à ce sujet, le plus important étant Les vices de l'ésotérisme et Les vertus de l'exotérisme.

Al-Ghazali concentre ses attaques sur le premier principe, celui de l'infaillibilité de l'imam, son but étant de défendre le califat abbasside, de justifier son existence - fut-elle symbolique, le califat se trouvant alors en situation d'extrême faiblesse -, d'assouplir les conditions d'accession à l'imamat et de conférer une légitimité aux sultans seldjoukides, qui détiennent alors le véritable pouvoir militaire et politique - problème juridico-politique auquel ont aussi été confrontés d'autres fuqaha jurisconsultes musulmans, al-Mawardi en particulier.

Mais la campagne d'al-Ghazali contre les batinites n'est pas couronnée du même succès que sa campagne contre les philosophes. Il montre, dans la renaissance de la "science" religieuse lhyâ ôloum ed-dîn , que le fiqh , tel que l'entendent les juristes littéralistes, n'est qu'une occupation temporelle sans lien avec la religion.

On comprend que ses ouvrages ont choqué les malékites dans l'occident musulman, moins pour des motifs dogmatiques que pour la dureté des jugements contre les foqaha. Aussi ceux-ci obtiennent-ils que le prince almoravide Ali Ben Youssef , ennemi de la théologie, les fasse brûler et menace de confiscation de ses biens et de mort quiconque en posséderait des fragments. Ce péché contre l'esprit fut fatal aux Almoravides, comme le prouve le succès du mouvement almohade [6].

Crise spirituelle[ modifier modifier le code ] Vers , Algazel, alors âgé de trente-huit ans et doutant de ses dires précédents, traverse une crise spirituelle qui dure environ 11 ans et que l'on peut résumer en un affrontement violent entre la raison et l'âme, entre le monde d'ici-bas et celui de l'au-delà. Il commence par douter des doctrines et clans existants c'est-à-dire de la connaissance , puis se met à douter des instruments de la connaissance religieuse.

Il finit par choisir le soufisme et l'inspiration et, convaincu que l'unité du monde et de l'au-delà est difficile voire impossible, il prétexte un pèlerinage à la Mecque pour quitter Bagdad et se rendre à Damas [7]. Période soufie[ modifier modifier le code ] Les influences soufies sont nombreuses et fortes dans la vie d'al-Ghazali. Mais le soufisme n'est pas qu'un savoir théorique étudié dans les livres ou enseigné par des maîtres, c'est aussi une action, une pratique et un comportement, dont les principes de base sont notamment le renoncement aux attaches d'ici-bas, la réforme intérieure et la recherche de la proximité de Dieu.

C'est ce que fait al-Ghazali qui, pendant onze ans, mène une vie solitaire consacrée à l'adoration de Dieu, entre Damas , Jérusalem et La Mecque , copiant ainsi les pratiques des moines chrétiens de l'époque.

Ghazali est enterré ici. Al-Ghazali regagne Bagdad en et continue à vivre comme un soufi dans le ribat d'Abou Saïd de Naysabur , qui se trouve en face de la madrasa Nizamiyya. En , al-Ghazali reprend ses fonctions à la madrasa Nizamiyya de Naysabur , à la demande du ministre seldjoukide Fakhr al-Mulk, après quelque dix années d'absence.

Il continue néanmoins à vivre la vie des soufis et à écrire. Il quitte Naysabur [10] et regagne à nouveau Tus, sa ville natale, où il poursuit la vie de renoncement des soufis et l'enseignement.

C'est ainsi qu'il coule le reste de ses jours, jusqu'à sa mort en Les principes théologiques d'al-Ghazali[ modifier modifier le code ] La pensée d'al-Ghazali, tourne essentiellement autour du concept de Dieu et de ses rapports avec ses créations le monde et l'homme.

Certes, al-Ghazali commence par suivre le courant du fiqh et, plus précisément, celui de la théologie dogmatique ash'arite , dans sa description de l'identité et des attributs de Dieu, et le courant soufi dans la définition de la relation entre Dieu et l'être humain, mais il va plus loin en proposant une idée neuve de l'identité de Dieu, de ses attributs et de son action [12].

Al-Ghazali est en accord avec les jurisconsultes et les théologiens quant à une prétendue unicité et l'éternité de Dieu, un dieu sans substance ni forme, qui ne ressemble à aucune chose et auquel aucune chose ne ressemble, un dieu omniprésent, omniscient et omnipotent, un dieu doué de vie, de volonté, d'ouïe, de vue et de parole. Mais le dieu d'al-Ghazali est différent en ce que l'univers et ses composantes, et les actes des hommes, sont soumis à sa forte emprise et à son intervention directe et constante, et que les concepts propres à la justice des hommes ne sauraient lui être appliqués.

Il diffère aussi par la prise en considération du bien des créatures. À l'instar de nombreux jurisconsultes et philosophes, al-Ghazali distingue deux mondes, celui-ci, qui est éphémère, et l'autre qui est éternel. Il pense que Dieu n'est pas seulement le créateur de l'univers, de ses caractéristiques et de ses lois ou cause de l'existence , il est aussi la cause de tout événement qui y survient, insignifiant ou important, passé, présent ou à venir [13].

Théodicée d'Al-Ghazali[ modifier modifier le code ] C'est dans cet univers que vit l'être humain, créature faite d'une âme immortelle et d'un corps éphémère. L'être humain n'est ni bon ni mauvais par nature, encore que sa disposition naturelle soit plus proche du bien que du mal. Il se meut, en outre, dans un espace restreint, où les contraintes l'emportent sur les possibilités de choix. Il est moins fait pour le monde d'ici bas, où il souffre, que pour l'autre, auquel il doit aspirer et vers lequel il doit faire tendre ses efforts [14].

La société, formée d'êtres humains, n'est pas et ne saurait être vertueuse pour al-Ghazali. C'est une société où le mal l'emporte sur le bien, au point que l'être humain a plus intérêt à l'éviter plutôt qu'à y vivre. La société ne peut aller qu'en empirant. L'individu y a ses droits et ses devoirs, mais son existence est insignifiante à côté de l'existence et de la puissance du groupe.

C'est aussi une société stratifiée, composée d'une élite pensante et dirigeante et d'une masse, qui a entièrement abandonné son sort aux mains de cette élite. Les questions de la religion et de la doctrine sont du ressort des savants et les affaires de ce monde et de l'État sont aux mains des dirigeants.

Le peuple, lui, n'a qu'à obéir. Enfin, la société est entièrement soumise à l'autorité de Dieu et à ses injonctions, son seul but étant la religion et de donner aux êtres humains la possibilité de vénérer Dieu [15]. La philosophie de al-Ghazali[ modifier modifier le code ] Conscience et savoir sont les traits distinctifs majeurs de l'être humain, lequel puise sa connaissance à deux sources, l'une humaine, qui lui permet de découvrir le monde matériel où il vit, au moyen de ces outils limités que sont la perception et la raison, et l'autre divine, qui lui permet de connaître le monde de l'au-delà, par la révélation et l'inspiration.

Ces deux types de connaissance ne sauraient être mis sur un pied d'égalité, du point de vue de leur source comme de leur méthode ou de leur degré de vérité. Le vrai savoir ne peut venir que du dévoilement, une fois l'âme réformée et purifiée par l'éducation de l'esprit et du corps, et en conséquence prête à enregistrer ce qui est gravé dans la mémoire.

Il s'agit d'un savoir dont le vecteur n'est ni la parole ni l'écrit, un savoir qui investit l'âme dans la mesure où celle-ci est pure et prête à le recevoir. Et plus l'âme acquiert ce savoir, plus elle connaît Dieu et s'en rapproche, et plus le bonheur de l'être humain est grand [16].

Selon Al-Ghazali, l'individu vertueux est celui qui renonce à ce monde pour tendre vers l'au-delà, qui préfère la solitude à la fréquentation de ses semblables, le dénuement à la richesse et la faim à la satiété. C'est l'abandon à Dieu et non le goût du combat qui dicte son comportement et il est plus enclin à faire preuve de patience que d'agressivité [17].

Curieusement, au moment même où l'image de l'homme vertueux commence à évoluer en Europe, le "moine chevalier" supplantant le moine errant, le vêtement de l'homme vertueux change aussi dans l'Orient arabe, avec la différence que l'armure du cavalier combattant laisse la place aux haillons du soufi. Et alors que Pierre l'Ermite informe les masses européennes des situations subies par les Chrétiens d'Orient du fait de l'occupation arabo-musulmane et les mobilise pour une croisade de défense, al-Ghazali exhorte les Arabes à se soumettre aux souverains musulmans et à se détourner de la société profane.

L'influence d'al-Ghazali[ modifier modifier le code ] Al-Ghazali est mort à l'âge de cinquante-trois ans. Ses vues étaient en accord avec son époque et son milieu, reflétant cette époque sans doute plus qu'elles ne répondaient à ses besoins et à ses exigences, et constituant un élément de continuité et d'ordre plus qu'un facteur de renouveau et de changement.

Réconciliation entre la charia et le soufisme entre les jurisconsultes et des soufis et multiplication des confréries soufies. Défense de l'islam sunnite contre la philosophie. Affaiblissement de la philosophie et des sciences de la nature. L'influence d'al-Ghazali s'est étendue au-delà du monde islamique pour s'exercer jusque sur les pensées européennes juive et chrétienne. En outre, un certain nombre de penseurs européens s'intéressaient à l'arabe et ont pu prendre connaissance des vues d'al-Ghazali, l'influence peut être perceptible chez des philosophes et savants du Moyen Âge et du début de l'ère moderne, particulièrement chez Thomas d'Aquin , Dante et David Hume.

Blaise Pascal - , développe des idées similaires en donnant la primauté à l'intuition sur la raison et les sens, tout comme chez David Hume - , dans sa réfutation de la causalité. Le Discours de la méthode de Descartes pourrait se rapprocher d' Erreur et délivrance. Juda Halevi s'en inspire pour composer son Kuzari. Isaac Albalag , continuateur juif d'Ibn Rouchd Averroès , écrit un commentaire sur le Tahafut qui ressemble fort au Tahafut al-Tahafut de son maître.

Son livre Mizan al-'Amal [Critère de l'action], en particulier, a trouvé un public chez les Juifs du Moyen Âge: il a été plusieurs fois traduit en hébreu, et même adapté, les versets du Coran étant remplacés par les mots de la Torah.

Cette influence est manifeste dans son Dalalat al Ha'irin Guide des égarés , rédigé en arabe que certains considèrent comme un ouvrage de théologie juive médiévale [19]. Les écrits d'al-Ghazali sur l'éducation d'enseignement religieux se veulent l'apogée de la pensée dans la civilisation islamique. La conception de l'éducation qu'il a élaborée peut être considérée comme la construction la plus achevée dans ce domaine [interprétation personnelle] , définissant clairement les buts de l'éducation islamique, traçant la route à suivre et exposant les moyens de parvenir au but recherché par l'Islam.

On peut presque dire [interprétation personnelle] qu'à de rares exceptions près, les praticiens et les théoriciens de l'éducation musulmane n'ont rien fait d'autre que copier al-Ghazali et résumer ses vues et ses écrits. A contrario, dans une conférence sur l'âge d'or islamique, Neil deGrasse Tyson impute aux idées d'Al-Gazali d'avoir tué de son époque jusqu'à nos jours l'esprit scientifique que l'islam avait trouvé chez les savants des territoires qu'il occupait pour avoir déclaré avec le plein appui des califes la plus grande véracité des discours de la religion que de ceux de la science [20].

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